vendredi 17 février 2012

Les dessous de la scène

Nous sommes le mercredi 15 février 2012, c'est à dire J-1 avant la première représentation du Chemin Solitaire par la Compagnie Belge tg STAN au Théâtre de la Foudre.
A quoi ressemble la scène du théâtre avant d'être prête pour la représentation? Qui monte les décors? Combien de personnes sont nécessaires pour monter le spectacle en temps et en heure? Quelles sont les difficultés rencontrées?
Vous êtes-vous déjà posé ces questions?
Ce post vous donne alors l'occasion de jeter un œil dans la salle lors du montage du spectacle et de la voir comme vous ne l'avez jamais vue: en chantier!



Présentation des techniciens de montage:
-L'équipe technique de la foudre: Hervé, régisseur principal; Paul, régisseur général; Mallory stagiaire en technique ainsi que l'équipe intermittente composée de Séverine, technicienne électricienne (ou encore "Electro"); Fabio, technicien électricien et Christophe, technicien plateau.
-Les deux régisseurs de tournée de la Compagnie tg STAN: Tim et Niels.

Le montage est bien plus compliqué qu'on ne l'envisage. Il y a les questions purement techniques, puis les questions de sécurité et bien d'autres qui surgissent à tout moment. Voici quelques étapes illustrées en photos.

Il faut tout d'abord adapter le matériel apporté par la compagnie aux infrastructures du théâtre qui reçoit. Ici, le cadre de support de lumières de la Compagnie doit être fixé aux perches de la salle.
Il faut se mettre d'accord sur la méthode la plus logique et la plus sûre à adopter.

Les premières phrases d'argot technique fusent:
"Il faut mettre les projecteurs en perroquet"
"Il faut painter"

Des termes bien difficiles à comprendre pour l'équipe de la compagnie Belge qui parle plus souvent le flamand que le français! Il faut alors prendre le temps d'expliquer et c'est reparti.

En fonction du poids des lumières ajoutées aux perches, il faut "painter", c'est à dire, exercer un contrepoids à l'aide de pains au bout des guindes ("Cordes")

Le saviez-vous?  Le mot "corde" (et bien d'autres) est totalement proscrit dans le monde du spectacle. En effet, cette superstition viendrait de la marine où la corde désignait l'instrument de supplice et énormément de machinistes dans les théâtres étaient d'anciens marins. Les deux milieux (maritime et artistique) étant assez superstitieux l'échange s'est fait facilement.


Chistophe, Niels et Séverine surveillant l'ajout
de pains au bout des guindes


Les techniciens font d'abord contrepoids par sécurité lors
de l'ajout de pains puis relâchent petit à petit la structure


levage de la structure
Accrochage des lumières
Une fois ce dispositif installé, il faut s'occuper du plancher blanc apporté par la compagnie. Les plaques sont fixées une à une au plancher existant de la salle.

Pose du plancher
Pose du plancher vue de la passerelle




Dès les premiers essais lumière, il faut ajuster les projecteurs puis enregistrer les enchaînements de lumières informatiquement sur le jeu d'orgue (Pupitre informatisé à l’ergonomie adaptée, il permet d’enregistrer un état lumineux complexe et de le restituer fidèlement, dans un temps programmé).

Mise en place des projecteurs en haut de la passerelle
Ajustement deslumières
Enregistrement des enchaînements de lumière
sur le jeu d'orgue

Essais sonorisation


Place au spectacle!



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