mercredi 18 avril 2012

Les improptus de Super Hamlet

Ce n'est pas parce que les représentations de "Au bord de l'assiette" sont terminées que notre atelier théâtre adulte se tourne les pouces!! ils vous préparent une vision bien a eux de l'univers de Shakespeare... a déguster juste avant le spectacle de Super Hamlet.
Voici quelques photos des répétitions afin d'aiguiser votre curiosité...


vendredi 23 mars 2012

Les Transeuropéennes ont accueilli "Au bord de l'assiette"

Les 21 et 22 mars 2012, le festival de la CREA, Les Transeuropéennes, a programmé au Théâtre de Duclair le spectacle de notre atelier théâtre adultes... un nouveau défi que les comédiennes et comédiens ont su relever avec brio ! 
 
en coulisses... - photo : Elvire
 
Stan, technicien et Hélène, metteur en scène - photo : Elvire

Voici ce que le journal festivalier "Le Quotidien" en disait hier : 
Une pièce énergique qui mêle le texte du britannique Martin Crimp, la vidéo, la danse et la peinture au jeu, ..., rondement menée par Hélène Cabot et Alexis Armengol, les metteurs en scène... 
Difficile à croire quand on assiste à cette représentation théâtrale, mais c'est pourtant vrai, les vingt-trois comédiens qui jouent "Au bord de l'assiette" sont amateurs.

Effectivement ce groupe (important et) dynamique est devenu en dix-huit mois de travail une vraie troupe, cohérente, solidaire, sachant s'adapter à un nouveau plateau, améliorant son jeu. Ils ont toutes et tous conquis le public ! 
Résultat : ils et elles sont maintenant atteints du virus des feux de la rampe... 

dernières mises au point... - photo : Elvire


Bravo à toutes et tous, merci pour votre engagement, et aussi : merci à Hélène, Stan, ainsi que Simon, Robin, Laurent qui les ont si bien accompagnés ces derniers jours.

mardi 13 mars 2012

La Guerre de cent ans envahit la Foudre!

Samedi  et dimanche dernier, 29 bénévoles ont travaillé avec Eric Challier et Johann Abiola, deux comédiens de la compagnie La Piccola Familia, afin de participer au spectacle Henry VI jeudi 15 mars.



Eric et Johann les ont initié au travail de plateau en groupe afin de jouer une scène de bataille sanglante de la guerre de Cent ans!
Certains joueront le clan anglais, d'autres seront les Français et il il y aura le clan de Jeanne d'Arc!





Certains clans laisseront des morts dans la bataille c'est sûr...





jeudi 1 mars 2012

Court-Miracles... porte bien son nom

...Court-métrages, suite de tranches de vie, ou miracles, succession d'instants suspendus...

La compagnie Le Boustrophédon nous a présenté du 21 au 24 février son spectacle Court-Miracles qui a conquis les spectateurs : autant les élèves qui ont rencontré avant le spectacle (pour "l'école du spectateur") Matthieu, Loïc et Lucie, les comédiens, jongleurs, acrobates, marionnettistes de la compagnie, que les familles. 

au Collège Fernand Léger de Petit-Quevilly

au Collège Diderot de Petit-Quevilly
Ces excellents artistes ont réussi la prouesse de nous faire rire de situations dramatiques comme celle de devoir être réfugié, dans un endroit insalubre, peut-être en temps de guerre... et de nous associer à leurs moments miraculeux de tendresse, d'espièglerie, d'humour : des pépites dans la tempête. 
Plus encore, ils ont rencontré les spectateurs après chaque représentation : ils ont partagé leurs secrets de fabrication, ont expliqué le contexte de création de Court-Miracles, raconté leurs missions avec "Clowns sans frontières" pour aller vers des enfants qui ne voient pas de spectacles dans leurs pays, pour les faire rire eux aussi... Enfin, les comédiens ont échangé avec leur jeune public sur l'état de conflit : entre les humains, les groupes d'humains, entre les états, dans certains pays du monde... (chacun pouvait apprécier la chance de connaître l'état de paix).
Et puis...
Les personnages Jean-Marcel, Ernest, Edmond et Pétule nous ont offert un BONUS CONCERT le mercredi après-midi....
Un beau moment artistique et humain !

lundi 20 février 2012

"Le chemin solitaire": Impressions

Le collectif tg STAN, venu tout droit de Belgique, se produisait les jeudi 16 et vendredi 17 février au Théâtre de la Foudre dans la pièce "Le chemin solitaire".
Écrite en 1904 par Arthur Schnitzler, auparavant médecin psychiatre, la pièce a été revisitée de façon originale par les tg STAN dans leur façon d'appréhender et de jouer les personnages.
Cinq spectateurs ont accepté de me livrer leurs impressions:

                                                                       Antoine
-Pourquoi avoir choisi de voir ce spectacle?
Sur le conseil d'un ancien professeur du lycée Jeanne d'Arc et parce que je fais option théâtre en khâgnes de lettres.
-Qu'avez-vous particulièrement aimé? pas aimé?
J'ai apprécié les changements de personnages et la façon dont les acteurs ont traité ces changements.
J'ai justement étudié ce thème en cours, c'était intéressant de le voir mis en pratique.
-Si vous deviez convaincre un ami d'aller le voir, que diriez-vous?
C'est une pièce originale, il y a certaines choses qu'on ne voit pas ailleurs.
Elle est aussi drôle à certains moments.
-Pouvez-vous le résumer en un mot, une image?
Duplicité!
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                                Sylvie, Dominique et Bénédicte

-Pourquoi avoir choisi de voir ce spectacle?
Nous avons suivi les conseils d'un ami, et avons bien fait!
-Qu'avez-vous particulièrement aimé? pas aimé?
Nous avons apprécié le jeu des acteurs, très naturel; leur présence aussi. Le texte était très bon.
Par contre, nous avons été surpris par les tenues, pourquoi ont-ils fait ce choix?
Puis, il y a aussi le choix des lumières qui donne une autre atmosphère. Rien n'est fait visuellement pour nous séduire, mais cela reste un spectacle très attirant.
-Si vous deviez convaincre un ami d'aller le voir, que diriez-vous?
La mise en scène est très originale, elle force à l'écoute du texte.
L'audience était d'ailleurs très réceptive
-Pouvez-vous le résumer en un mot, une image?
19!  ...19/20
Subtilité
Travail ciselé
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-Pourquoi avoir choisi de voir ce spectacle?
Sur les conseil d'une amie, je lui fais souvent confiance. J'aime aller à la découverte de nouvelles pièces.
Mais aussi parce que c'est une compagnie belge. J'aime le mouvement artistique belge, et cinématographique particulièrement. Ils sont en dehors des convenances, s'autorisent une grande liberté.
-Qu'avez-vous particulièrement aimé? pas aimé?
J'ai aimé le changements de personnages qui était fort amusant. Le jeu était également tonique et pétillant. La connivence entre les acteurs est vraiment forte.
J'ai moins aimé l'éclairage ainsi que les costumes, qui, je pense, prennent trop de place par rapport au texte.
-Si vous deviez convaincre un ami d'aller le voir, que diriez-vous?
C'est inattendu, il faut le voir.
-Pouvez-vous le résumer en un mot, une image?
J'en ai plusieurs: joyeux, plein d'humour, convivial...belge!

vendredi 17 février 2012

Atelier d'écriture

Jeudi 16 février, pendant deux heures, avait lieu l'atelier d'écriture proposé par le théâtre de la foudre aux membres d'associations à caractère social partenaires.
Animé par Nicolas Lebalch, professeur d'EPS et passionné de littérature, cet atelier a pour but de mettre en place un lieu d'expression, d'écoute et de partage au moyen de l'écriture.

Membres de l'atelier d'écriture en plein travail

Photos prises à la bibliothèque François Truffaut
Tout le travail est orienté autour du ressenti de chacun sur le dernier spectacle vu à la scène Nationale.

Cette fois ci, c'est autour du spectacle "J'ai beaucoup de choses à vous djire" de Souad Belhaddad que nous avons travaillé.
-Nicolas nous demande de faire un tableau dans lequel nous devons mettre des noms, adjectifs, adverbes et verbes pour décrire notre perceptions, nos émotions sur le spectacle.
-Même exercice mais sans rapport avec le spectacle: il faut mettre sur papier tous les mots qui nous passent par la tête.
-A partir d'une interview enregistrée d'un SDF, prendre des phrases qui n'ont pas forcément de rapport entre elles et les assembler.
-Enfin, à partir de tous les éléments des exercices ci-dessus, écrire un texte sur Souad.

Puis, dans la même lignée, Nicolas nous amène à nous dévoiler personnellement par d'autres exercices.
-Il lit un poème de William Cliff (auteur Belge) et nous demande d'y piocher les mots que l'on veut.
-Autre exercice: écrire un texte personnel composé de phrases simples commençant toutes par "celle qui" ou "celui qui", etc. Le but: se dévoiler sans trop en dire.
-Enfin, à partir de tous ces éléments et à la façon du dernier exercice, écrire un texte personnel en commençant chaque phrase par "je dis non à/aux".

L'atelier d'écriture a soudainement pris un tout autre aspect, chacun s'est ouvert, a laissé apparaitre la sensibilité qui lui est propre. Tout le monde a eu le courage de se révéler et quelques larmes ont été versées.

La rencontre s'est terminée sur ces quelques mots de deux personnes de l'atelier:
"Quand j'ai un coup de blues, j'évacue en écrivant"
"A chaque fois que je repars de l'atelier d'écriture, je ressens toujours beaucoup d'émotions"

Nicolas a conclu : "l'écriture est un moyen de se réapproprier soi-même"

Les dessous de la scène

Nous sommes le mercredi 15 février 2012, c'est à dire J-1 avant la première représentation du Chemin Solitaire par la Compagnie Belge tg STAN au Théâtre de la Foudre.
A quoi ressemble la scène du théâtre avant d'être prête pour la représentation? Qui monte les décors? Combien de personnes sont nécessaires pour monter le spectacle en temps et en heure? Quelles sont les difficultés rencontrées?
Vous êtes-vous déjà posé ces questions?
Ce post vous donne alors l'occasion de jeter un œil dans la salle lors du montage du spectacle et de la voir comme vous ne l'avez jamais vue: en chantier!



Présentation des techniciens de montage:
-L'équipe technique de la foudre: Hervé, régisseur principal; Paul, régisseur général; Mallory stagiaire en technique ainsi que l'équipe intermittente composée de Séverine, technicienne électricienne (ou encore "Electro"); Fabio, technicien électricien et Christophe, technicien plateau.
-Les deux régisseurs de tournée de la Compagnie tg STAN: Tim et Niels.

Le montage est bien plus compliqué qu'on ne l'envisage. Il y a les questions purement techniques, puis les questions de sécurité et bien d'autres qui surgissent à tout moment. Voici quelques étapes illustrées en photos.

Il faut tout d'abord adapter le matériel apporté par la compagnie aux infrastructures du théâtre qui reçoit. Ici, le cadre de support de lumières de la Compagnie doit être fixé aux perches de la salle.
Il faut se mettre d'accord sur la méthode la plus logique et la plus sûre à adopter.

Les premières phrases d'argot technique fusent:
"Il faut mettre les projecteurs en perroquet"
"Il faut painter"

Des termes bien difficiles à comprendre pour l'équipe de la compagnie Belge qui parle plus souvent le flamand que le français! Il faut alors prendre le temps d'expliquer et c'est reparti.

En fonction du poids des lumières ajoutées aux perches, il faut "painter", c'est à dire, exercer un contrepoids à l'aide de pains au bout des guindes ("Cordes")

Le saviez-vous?  Le mot "corde" (et bien d'autres) est totalement proscrit dans le monde du spectacle. En effet, cette superstition viendrait de la marine où la corde désignait l'instrument de supplice et énormément de machinistes dans les théâtres étaient d'anciens marins. Les deux milieux (maritime et artistique) étant assez superstitieux l'échange s'est fait facilement.


Chistophe, Niels et Séverine surveillant l'ajout
de pains au bout des guindes


Les techniciens font d'abord contrepoids par sécurité lors
de l'ajout de pains puis relâchent petit à petit la structure


levage de la structure
Accrochage des lumières
Une fois ce dispositif installé, il faut s'occuper du plancher blanc apporté par la compagnie. Les plaques sont fixées une à une au plancher existant de la salle.

Pose du plancher
Pose du plancher vue de la passerelle




Dès les premiers essais lumière, il faut ajuster les projecteurs puis enregistrer les enchaînements de lumières informatiquement sur le jeu d'orgue (Pupitre informatisé à l’ergonomie adaptée, il permet d’enregistrer un état lumineux complexe et de le restituer fidèlement, dans un temps programmé).

Mise en place des projecteurs en haut de la passerelle
Ajustement deslumières
Enregistrement des enchaînements de lumière
sur le jeu d'orgue

Essais sonorisation


Place au spectacle!